Pommiers s'accommodant de l'altitude
Les meilleurs terrains sont annulés si le sous-sol où l'on plante les arbres s'oppose à l'infiltration et à l'écoulement des eaux souterraines. Le terrain doit avoir assez de consistance et être de nature argilo-siliceux, voire un peu calcaire, et la préparation des emplacements à l'avance est le meilleur moyen d'un bon succès. Le terrain doit avoir autant que possible une exposition découverte, être bien aéré, exposé au soleil et un peu incliné, pour l'écoulement des eaux. Les climats d'altitude, sont très variés, avec beaucoup d'expositions possibles. Les versants orientés au Nord et au levant sont, les moins favorables, exposés aux vents plus froids et aux différences subites d'exposition solaire, après une gelée. L'exposition au couchant est sensiblement positive, pour l'effet des vents, mais c'est le midi qui doit avoir la préférence surtout si elle est abritée et bien exposée aux rayons solaires. Déclivité vers le midi, bien encaissée, au sol correctement préparé, c'est le bon verger d'altitude. Un bon tuteurage est toujours nécessaire, enfin moins de 1200 à 1300m , même s'il y a des exceptions. Texte tiré de : Arbres fruitiers, culture sous le climat des Alpes 1869 par Isnard, publié à GAP |