CONFLUENT AIN-ISERE-SAVOIE

Président : Yves BARBIER

37 Avenue François Mitterrand
38500 VOIRON

Tél : 06 86 99 03 87

Mail : croqueurs.ais(chez)orange.fr

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Accès au fonds documentaire de notre association locale.
Ouvert à tout public.

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Réservé à nos adhérents.

Présentation :

Verger de l’Ile Béard

L'Association des Croqueurs de Pommes du Confluent Ain-Isère-Savoie a été créée en 1998 par la volonté de Gérard Aventin, aidé par quelques passionnés d’arboriculture et de vieilles variétés. De onze adhérents au départ, elle a très vite grandi pour atteindre la centaine en 2003 et se stabiliser aux environs de 140 adhérents ces dernières années.

Située à la jonction des trois départements de l’Ain, de l’Isère et de la Savoie, d’où son nom, elle couvre la région du Bas Bugey (Ain), du nord Dauphiné (Isère) et de l’Avant Pays Savoyard (Savoie).

Dans le nord de l’Isère, la culture de la vigne et des mûriers pour l’élevage du ver à soie était très développée et les arbres fruitiers disséminés un peu partout. A la fermeture des tuileries du Bouchage vers 1935, des analyses de terrain montrèrent une bonne adaptation du sol à l’arboriculture et de nombreux vergers de production s’implantèrent au bord du Rhône. Des variétés de pommes anciennes ainsi que des cerisiers, subsistent encore dans quelques vergers délaissés mais ils ont tendance à disparaître. Dans le Bugey, la vigne prospère et les pommiers poussent là où le sol le permet. Dans l’Avant Pays Savoyard les pommiers et les poiriers font partie du paysage. Dès l’avènement du chemin de fer dans la région et jusqu’en 1960 environ, les arboriculteurs des alentours du lac d’Aiguebelette exportaient des pommes vers l’Algérie, en particulier la Franc-Roseau qui fit leur renommée.

L'Association du Confluent Ain-Isère-Savoie ne possède pas de verger associatif.

Elle sauvegarde les variétés fruitières anciennes de toutes espèces, en essayant de privilégier les variétés locales, dans les vergers de ses adhérents. Une bourse aux greffons annuelle, associée à la commande groupée de porte-greffes, permet de propager les variétés locales méritantes. Depuis sa création en 1998, plus de 7500 porte-greffes ont été ainsi répartis chez les Croqueurs. Les expositions de fruits auxquelles l'Association participe leur permettent de découvrir ces anciennes variétés.

Les séances pratiques de taille et de greffage s’effectuent dans plusieurs de ces vergers, ce qui offre une diversité de cas et de situations. Parallèlement, un inventaire des variétés fruitières détenues par chaque Croqueur est mis en œuvre pour conserver la trace de ce patrimoine fruitier qui, sans ce travail d’écriture, risque de retomber rapidement dans l’oubli. Plus de 2000 arbres sont ainsi suivis, représentant plusieurs centaines de variétés identifiées et un nombre encore très important de variétés non déterminées.

Nos variétés de pommes locales sont : La Nationale, la Cusset, la Croque de l’Ain, la Plate de Nances, la Franc-Roseau, la Double rose, la Grésine, la pomme Fer de Savoie, la Reinette de Demptézieu.

On peut y ajouter des variétés récemment retrouvées comme la Panette, la Micalette, la Morelle, la Verte de Saint Savin et la Gude.

Il existe aussi des variétés de prunes particulières à la région : les prunes Farotte et Saint Michel.

Panette
Micalette

 

Calendrier de nos prochaines activités : cliquer ici

 

Bénonces et son verger d’école….par Jean-François R. le 11 février 2016

Il était une fois …. Un petit village en Bugey : Bénonces. Accroché aux derniers contreforts de la chaine du Jura, un peu moins de 300 habitants résident dans cette charmante commune qui recèle un monument historique : la Chartreuse de Portes.

Au cœur du village, un beau bâtiment de pierre abrite la mairie et l’école. Une classe unique, 21 enfants scolarisés de la maternelle au CM2. Six niveaux guidés par une maitresse, directrice de fait de l’école, Anne T. , interlocutrice des parents, de la mairie et depuis peu des croqueurs.

Anne T. a fait germer l’idée de créer avec sa classe un verger à proximité de la cour de l’école, un terrain pouvant s’y prêter. Sitôt autorisée, l’idée fait son chemin, et contact est pris avec Yves, le président de l’association des croqueurs du confluent AIS. Trois croqueurs (Annie, Jean-Luc et Jean-François) organisent une première visite du verger de Jean-François sur la commune de Lhuis.

Début octobre, un mercredi matin, 21 écoliers arpentent le verger et passent la matinée entre différents jeux, contes, dessins et dégustations….pédagogiques…tout cela encadré par la maitresse et deux bénévoles, dans la bonne humeur, l’attention et l’écoute des enfants. Les 3 croqueurs n’ont pas vu le temps passé …. Souvent pressés de questions toutes aussi pertinentes que pleines de bon sens bugiste… Trois heures d’une école presque buissonnière et sans guerre des boutons …. Reportée à une autre saison….

Un rendez-vous est pris pour décembre sur le terrain de l’école…. Entre-temps, Jean-Luc cogite et propose un choix de variétés locales : Grand Alexandre de Savoie, la Nationale, la Cusset, Duchesse Bérerd, Curé, Burlat. Deuxparents d’élèves investis, Clotilde et Virginie, s’activent pour la recherche et l’achat des arbres chez un pépiniériste de proximité.

Le 10 décembre, munis de pelles, pioches, râteaux, nous partîmes trois mais par un prompt renfort, nous nous vîmes vingt cinq… Du plus petit « haut comme trois pommes » à la plus grande, tous ces écoliers voulurent creuser aux emplacements repérés….les mains dans la terre… véritable pâte à modeler…. Le terrain apparait propice au verger.

 

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De branche en branche ou de courriel en courriel (selon), la date de plantation est fixée au 6 janvier, la météo est clémente au début…. Tout le monde est de nouveau à pied d’œuvre, une forme de tronc commun autour de l’activité…. Avec l’incontournable tuteurage…. Aussi indispensable et symbolique à l’école qu’au verger. Jean-Luc surprend la scène avec quelques clichés panoramiques entre deux arrosages et la taille de formation. Annie donne les infos à la volée…. Entre le rôle des insectes auxilaires et la pollinisation croisée…. Que de questions intéressantes de ces croqueurs en herbe. Jean-François veille à ce que pelles, pioches et rateaux ne s’entrecroisent pas trop et surtout que chacun participe selon ses forces…. La motivation est là….la maitresse et le parent bénévole accompagnent du geste et de la parole et veillent au grain….pour éviter les éventuels pépins….

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Ces nouveaux petits ambassadeurs nous réservent la plus belle des surprises : plusieurs d’entre eux ont déjà convaincu leurs parents de planter un arbre fruitier dans leur jardin !

La prochaine étape est prévue en mars pour greffer et planter le Grand Alexandre de Savoie, pommier déjà présent sur la commune.

Mais que font les croqueurs ? En effet, 48h plus tard, un élève de maternelle s’étonne auprès de la maitresse que les arbres n’aient pas encore poussé….la question est posée et mise à l’ordre du jour d’une réunion mensuelle des croqueurs….. les enfants ont besoin de savoir….

Une inauguration du verger est prévue aux beaux jours…..mais déjà, les croqueurs sont impatients de retrouver cette sympathique école et ce bel élan collectif, où la directrice Anne T. est la branche charpentière de ce projet sous laquelle s’épanouissent de jeunes pousses.

 

Séances de greffage au verger de Brion, sur cerisier le 10 avril, sur arbres à pépins le 18 avril 2015

Dans le cadre de la convention d’assistance technique au verger communal de Brion, deux croqueurs ont participé le vendredi 10 avril à une séance de greffe en couronne de deux cerisiers avec une vingtaine d’enfants de l’école communale dans le cadre des activités périscolaires. Un recto-verso expliquant pourquoi greffer, agrémenté d’une bande dessinée d’explication, a été remis à chaque enfant. La séance a été particulièrement appréciée par tous.
Le samedi 18 avril au matin, à partir de 8h00, quatre croqueurs assistés de deux personnels de la commune ont expliqué à la quinzaine de villageois présents les principes de la greffe en couronne, et ont mis en pratique leurs connaissances sur 6 poiriers et 5 pommiers conduits en haute tige. A noter que les variétés greffées avaient été prélevés sur des arbres du village, au nom souvent inconnu, cette action participant ainsi à la sauvegarde de variétés locales.
Lors du pot de fin de séance, M. le Maire a chaleureusement remercié les croqueurs pour ces deux interventions.

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 Notre participation aux journées du Patrimoine à Valjouffrey

Une fois n’étant pas coutume, nous avons décidé de dépasser un peu notre périmètre d’influence pour participer aux Journées du patrimoine à Valjouffrey, le 20 et 21 septembre 2014.

C’est donc en parfaite coordination avec nos collègues des Alpes Latines que nous avons préparé cette exposition, à la demande de l’association Mémoire Battante. Cette dernière a pour objectifs d’inventorier, de conserver et de valoriser les savoir-faire et le patrimoine local de la vallée de Valjouffrey (http://memoire-battante.fr/).

Deux belles journées pour découvrir l’arboriculture de montagne, et des gens passionnés par la sauvegarde de leur patrimoine. Nous avons été surpris par le nombre d’arbres fruitiers (pommiers, poiriers, pruniers) vus, souvent chargés de fruits, dans cette vallée à plus de 1000 mètres d’altitude. En poussant la visite en fond de vallée, à Valsenestre, quelques fruitiers encore à 1290 m ou au Désert de Valjouffrey, un verger à 1250 m.

C’est donc dans une ambiance très conviviale que nous avons exposé nos fruits (une soixantaine de variétés de pommes, poires et noix) et un peu de librairie, fait quelques démonstrations sur les différents types de greffes, rappelé l’histoire de nos fruits locaux lors d’une conférence co-animée avec le Président des alpes Latines, et donné quelques conseils d’entretien d’un ancien verger, en cours de remise en état par la commune. De nombreux visiteurs nous ont aussi apportés des fruits à déterminer : bien que quelques variétés aient pu être identifiées, de nombreuses autres, particulièrement adaptées à ce terroir de montagne, nous étaient inconnues. Nous en avons profité pour expliquer à nos interlocuteurs qu’il était indispensable de tracer toutes les informations obtenues sur ces fruits, notamment leur histoire et leurs usages connus.

Ce furent donc deux journées très intéressantes pour notre culture pomologique, et accessoirement, pour notre trésorerie puisque nos ventes de librairie ont été à la hauteur de la motivation de nos visiteurs.

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