ALPES LATINES

Président : Daniel BOHN

1 rue Moutet
05500 St BONNET

Tél : 06 61 66 82 42

Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Retour à la carte de France

En raison de la situation sanitaire toutes nos activités publiques sont en suspens (et suspense!).

Pour nos adhérents actuels et futurs, nous continuons à répondre à leurs demandes et allons à leur rencontre dans le respect des règles de distanciation.

Nous diffuserons le calendrier de nos journées dès que nous serons certains de pouvoir le mettre en oeuvre. A défaut de pouvoir réaliser nos journées de formation greffages et de taille en grand nombre, nous ferons comme en 2020 et mettrons à nouveau en pots les porte greffes que nous grefferons en comité restreint selon possibilités ou obligations sanitaires.

En 2020 nous avons ainsi sauvegardé plus de 250 variétés régionales de pommes et de poires différentes, dont certaines sont encore en cours d'identification. Des centaines d'arbres greffés avec des variétés locales ont pu être acquis par nos adhérents pour enrichir ou constituer leur verger familial. Nous continuons également nos différents partenariats en cours (projets de vergers partagés, communaux, ....).

 

Créée en 2005, cette association née dans les Hautes-Alpes recouvre les Alpes et préalpes du sud. Elle a pour objet de continuer le travail d'inventaire, de sauvegarde et de valorisation du patrimoine fruitier entrepris par Marie Tarbouriech dans les années 1990 au sein du Conservatoire Botanique Alpin de Gap-Charance.

Pays de prédilection pour la poire et la prune, les Alpes du Sud recèlent aussi un riche patrimoine pour les pommes.

Citons quelques poires:  la "Crémesine" (ou "Gloutte de Gap"), la "Brunachon", la "Martin sec", la "Trompe couillon", la "Royale", la "Vichy" et la "Sarteau" (synonyme de "Certeau d'automne") dont on fait des fruits confits et une excellente confiture.

Et pour les pommes, la "Pointue de Trescléoux", la "Pomme Rave du Champsaur", la "Pastellier", la "Rouge de Méreuil", la "Pomme de Risoul", la "Garrus", la "Rouge de Castellane", la "Rouge de La Javie", les "Champ Gaillard", etc ....

Et en prunes le "Perdrigon violet" (dont on faisait autrefois les fameuses pistoles), la "Pousse de Chèvre", la "Rasinous", les "prunes à tarte du Champsaur", et bien d'autres encore!

Notre association a entrepris un ambitieux travail d'inventaire et d'identification dans les différents secteurs de notre vaste territoire: Les Hautes-Alpes, les Alpes de Haute Provence, le Trièves et le Valjouffrey-Valbonnais,  le Haut-Pays Diois, les vallées du Mercantour et les Préalpes d'Azur, le Haut-Var. Nous souhaitons promouvoir le regroupement territorial des adhérents et les aider à se constituer en sections puis en associations locales de Croqueurs de Pommes. Un partenariat a été établi avec de nombreuses institutions, communes, associations et organismes locaux: PNR du Verdon, GRAB PACA, Ecomusée Roudoule de Puget Rostang, La Javie Autrefois, Mémoire Battante dans le Valjouffrey, Commune de Puy Saint André,  Collège des Garcins de Briançon, IME "Jean Cluzel" à Savines, SSIAD "Bien Chez Soi" dans le Champsaur, .....

Nous organisons des journées de formation taille et greffages dans les différents secteurs et nous sommes présents avec notre stand lors des nombreuses journées consacrées aux Fruits Anciens dans notre région.

Nos adhérents peuvent compter sur notre concours pour constituer un verger familial, sauver une variété locale, obtenir des conseils pour soigner les arbres, ........

 

 

 VERGERS DE CHARANCE ?

L’avenir semble avoir terminé de s’écrire à Gap Charance. Les vergers conservatoires célèbres au-delà de nos frontières sont devenus des parcelles communales avec de vieux arbres, MM106-BA29-cognassiers comme porte greffes, arbres aujourd'hui vieux de plus de 30-40 ans , et voués tôt ou tard à disparaître. De nombreux arbres sont déjà morts. La Ville de Gap a entrepris de nouvelles tailles de restauration, assez sévères ! Et le prélèvement de greffons nous est actuellement interdit !

Les arbres ont manqué de soins et d'arrosage pendant 10 ans depuis le recentrage des activités du CBNA à la demande des ministères successifs de l'environnement. Et surtout les coupes budgétaires qui ne permettaient plus au CBNA de continuer à entretenir les arbres. Au fil des réunions du Conseil Scientifique du CBNA il n'était au départ envisagé que d'abandonner les variétés étrangères (études sur l'acclimatation de variétés européennes ou moyen-orientales entre autre), puis de se recentrer sur les variétés nationales puis régionales. Et puis le manque de moyens et les décisions politiques ont amené le CBNA à délaisser les vergers, faute de moyens. 

Nous avons entrepris des recherches sur les variétés régionales implantées à Charance: génotypages, recherches de documents d'archives, prospection sur les territoires pour retrouver des arbres.

Les archives du CBNA nous donnent de précieuses informations sur les recherches et prospections effectuées par M-F Tarbouriech et son équipe de chercheurs du CBNA, sans oublier les gardes du Parc National des Ecrins, aboutissant au greffage des variétés recensées et à la constitution des parcelles régionales dans les vergers conservatoires de Charance. Nous retrouvons ainsi, petit à petit en persévérant, les communes d'origine (et certains propriétaires des arbres mais beaucoup d'arbres et de propriétaires ont disparu !) des variétés régionales plantées à Charance, et pour certaines dans d'autres vergers en PACA.

Les variétés de Charance fournies par l'INRA existent toujours dans leurs vergers spécifiques d'Angers ou ailleurs.

 

ET MAINTENANT ?

Nos études se portent sur les variétés des Alpes du Sud et du Dauphiné (ancienne province regroupant l'Isère, la Drôme et les Hautes-Alpes). Le génotypage nous a beaucoup aidé, ainsi que la collaboration dans le Valjouffrey avec des Croqueurs du Confluent Ain Isère Savoie. Nous avons pu retrouver la trace de nombreuses variétés. Avec le PNR du Verdon nous avons fait de belles découvertes dans leur territoire grace aux génotypages. Ce travail n'a pas encore été entamé dans les Baronnies, ni dans les Alpes-Maritîmes, qui recèlent une richesse en matière de diversité variétale de par leur histoire. Nous continuons à démultiplier les variétés anciennes au fur et à mesure de leur identification . Le travail de répertoriage des pommiers et poiriers en altitude est prometteur et donne des perspectives d'implantations pour étudier les impacts du réchauffement climatique.

L'avenir continue à s'écrire, avec nos adhérents et tout le réseau des Croqueurs!

St Bonnet, le 6 mars 2021